Proportionnelle, RIC : faut-il changer la façon de voter ?
Le scrutin proportionnel et le référendum d’initiative citoyenne posent la même question : à quoi doit servir un vote, à représenter ou à trancher ? Aux législatives de 2024, le parti arrivé premier au premier tour avec 29,26 % des suffrages a obtenu 125 sièges sur 577, la troisième place. En 1986, seule élection à la proportionnelle de la Ve République, 9,9 % des voix ont donné 33 sièges. Et le référendum d’initiative partagée, celui que la Constitution prévoit, a été tenté sur Aéroports de Paris : 1 093 030 soutiens sur les 4 717 396 requis. Un camp veut que chaque voix pèse pareil, l’autre veut une majorité qui gouverne. Voici les faits, puis les deux plaidoiries.
Par La rédaction du Contradictoire
Publié le 28 août 2026 · 14 min de lecture · Chiffres vérifiés le 28 août 2026 · Toutes les sources en bas de page
En trois points
- Le scrutin majoritaire à deux tours transforme des voix en sièges sans proportion : en 2024, 29,26 % des suffrages au premier tour ont donné 125 sièges, 27,99 % en ont donné 178. En 1986, à la proportionnelle, 9,9 % des voix ont donné 33 sièges. Ce sont les deux faits que les deux camps lisent.
- Le référendum d’initiative citoyenne n’existe pas en droit français. Ce qui existe est un référendum d’initiative partagée, lancé par un cinquième des parlementaires et soutenu par un dixième des électeurs inscrits : sur Aéroports de Paris, 1 093 030 soutiens ont été réunis sur 4 717 396 requis.
- La proportionnelle a aussi ses perdants, et le référendum ses abstentionnistes : en Allemagne, deux partis à 4,3 % et 4,981 % n’ont aucun des 630 sièges ; en Suisse, la participation aux votations fédérales est en moyenne de 47,1 % depuis 2011. Ce qu’un mode de scrutin change à la stabilité d’un gouvernement, aucune de nos sources ne le mesure.
Le mot à connaître, « scrutin uninominal majoritaire à deux tours » : c’est ainsi que le Code électoral décrit l’élection des députés [5]. Uninominal, parce qu’on élit une personne par circonscription. Majoritaire, parce que le siège va à celui qui a le plus de voix, et que les voix des autres candidats ne donnent aucun siège. À deux tours, parce qu’il faut au premier la majorité absolue et un quart des inscrits, et qu’au second « la majorité relative suffit » [5]. La proportionnelle est l’autre famille : on vote pour des listes, et chacune reçoit des sièges à proportion de ses voix.
Qu’est-ce que la proportionnelle, et qu’est-ce que le RIC ?
Aujourd’hui, la France découpe le territoire en 577 circonscriptions, une par député, et chacune élit un seul nom [2][5]. Ce mode de scrutin a une conséquence mécanique : un parti dont les électeurs sont répartis partout, sans être majoritaires nulle part, peut recueillir beaucoup de voix et peu de sièges. La proportionnelle fait l’inverse. La France l’a pratiquée une seule fois sous la Ve République, en 1986, avec un « scrutin de liste à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne, dans le cadre du département », c’est-à-dire une répartition des sièges au prorata des voix, les sièges restants allant, un par un, à la liste qui, si elle le recevait, garderait la moyenne de voix par siège la plus haute, avec un seuil de 5 % des suffrages exprimés [3][5]. La loi du 11 juillet 1986 a rétabli le scrutin majoritaire [5].
Le référendum d’initiative citoyenne, ou RIC, est une demande, pas une institution : le droit pour des citoyens de provoquer un référendum sans passer par les élus. Ce que la Constitution organise s’appelle référendum d’initiative partagée, ou RIP. Il peut être « organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales », et il « ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an » [4]. Concrètement, ce sont d’abord des parlementaires qui signent, puis des électeurs qui soutiennent, pendant neuf mois [6]. La différence entre RIC et RIP tient dans le premier mot : qui a le droit de commencer.
Voix, sièges, soutiens : que disent les quatre chiffres du débat ?
Retenez le premier carreau, et lisez-le avec prudence. Le 29,26 % est une part des suffrages du premier tour, les 125 sièges sont le résultat des deux tours, et 76 députés ont été élus dès le premier [1][2]. Les deux chiffres viennent du même fichier du ministère de l’Intérieur, mais aucune source ne les met en rapport : c’est nous qui les posons côte à côte, parce que c’est exactement l’écart que le débat discute. La même prudence vaut pour 1986 : 33 sièges est le résultat de l’élection, le groupe Front national constitué le 1er avril comptait 35 membres [3].
Le troisième carreau mesure la hauteur de la marche. Un dixième des inscrits, c’était 4 717 396 électeurs en 2019 ; la proposition de loi sur Aéroports de Paris en a réuni 1 093 030 entre le 13 juin 2019 et le 12 mars 2020, et le Conseil constitutionnel a constaté qu’elle « n’a donc pas obtenu le soutien d’au moins un dixième des électeurs » [6]. Le quatrième carreau, lui, n’est pas un fait sur les institutions mais une opinion mesurée : le baromètre du CEVIPOF ne pose aucune question sur la proportionnelle, et nous n’en publions donc aucune [11].
Le graphique montre le mécanisme, pas une injustice ni une justice : il montre que l’ordre des voix et l’ordre des sièges ne sont pas les mêmes. Le Rassemblement national, premier en voix, est troisième en sièges ; l’Union de la gauche, deuxième en voix, est première en sièges [1]. Le second tour explique la différence : dans 501 circonscriptions, le siège s’est joué entre les candidats restés en lice [1][2]. Ce que le graphique ne dit pas, c’est ce qu’aurait donné une proportionnelle : les électeurs n’auraient pas eu les mêmes candidats, ni les mêmes raisons de voter.
Représenter ou gouverner : le débat, plaidoirie contre plaidoirie
Les deux camps lisent les mêmes résultats officiels, ceux du ministère de l’Intérieur, du Conseil constitutionnel, du Code électoral et de l’autorité électorale allemande [1][5][6][9], et se séparent sur ce qu’un vote doit produire. Deux plaidoiries, à égalité de place : « Chaque voix doit peser pareil, et les citoyens doivent pouvoir décider sans attendre » · « Une élection sert à désigner qui gouverne, et la démocratie directe a ses propres angles morts »
« Chaque voix doit peser pareil, et les citoyens doivent pouvoir décider sans attendre »
- Le premier en voix est troisième en sièges. En 2024, 29,26 % des suffrages au premier tour ont donné 125 sièges au Rassemblement national, 27,99 % en ont donné 178 à l’Union de la gauche et 20,04 % en ont donné 150 à Ensemble [1]. Pour ce camp, un mode de scrutin qui inverse l’ordre des voix ne représente pas le pays.
- La proportionnelle a déjà fonctionné en France. En 1986, avec un seuil de 5 %, le PS a eu 211 sièges pour 31,6 % des voix, le RPR et l’UDF 288 pour 41,0 %, le Front national 33 pour 9,9 % [3][5]. Pour ce camp, l’Assemblée de 1986 ressemblait aux votes ; elle a siégé du 2 avril 1986 au 14 mai 1988 [3], et le scrutin majoritaire, rétabli en juillet 1986, ne s’est appliqué qu’à l’élection suivante [3][5].
Le détail des chiffres
Élection de 1986 : 37 162 020 inscrits, 28 036 678 suffrages exprimés. PC 2 740 972 voix (9,8 %) et 35 sièges ; PS et radicaux de gauche 8 865 935 (31,6 %) et 211 ; RPR-UDF 11 489 652 (41,0 %) et 158 plus 130 ; Front national 2 762 670 (9,9 %) et 33 [3]. Le RPR-UDF est compté ici en additionnant les deux groupes de sièges du tableau de l’Assemblée nationale.
- Le référendum partagé est une porte qui ne s’ouvre pas. La proposition sur Aéroports de Paris a réuni 1 093 030 soutiens en neuf mois alors qu’il en fallait 4 717 396 [6], et la Constitution interdit d’abroger par cette voie une loi « promulguée depuis moins d’un an » [4]. Pour ce camp, un droit qu’on ne peut pas exercer n’est pas un droit, et 79 % des personnes interrogées au début de 2026 souhaitent plus de référendums [11].
- L’Allemagne, à la proportionnelle, a voté plus. Aux élections fédérales allemandes de 2025, la participation a été de 82,5 % [9] ; au premier tour des législatives françaises de 2024, de 66,71 % [1]. Deux pays, deux scrutins, et c’est ce camp qui les compare : pour lui, quand chaque voix compte, les électeurs le savent et se déplacent.
« Une élection sert à désigner qui gouverne, et la démocratie directe a ses propres angles morts »
- Le scrutin majoritaire fabrique des majorités, pas des photographies. Au premier tour, il faut la majorité absolue et un quart des inscrits ; au second, « la majorité relative suffit » [5]. Pour ce camp, c’est ce qui oblige les partis à rassembler au-delà de leurs électeurs, et 501 sièges sur 577 ont été attribués au second tour en 2024 [1][2].
- La proportionnelle a aussi ses exclus. En Allemagne, en 2025, le FDP avec 4,3 % des secondes voix et le BSW avec 4,981 % n’ont aucun des 630 sièges, sous le seuil de 5 % [9] ; les secondes voix sont celles qui vont à une liste et fixent la proportion des sièges. En 1986, le seuil français était de 5 % aussi [5]. Pour ce camp, un seuil fait disparaître des voix comme une circonscription, seulement moins visiblement.
- Même les réformateurs gardent le majoritaire. Les propositions déposées au Sénat en février 2026 et à l’Assemblée en octobre 2025 attribuent 347 sièges au scrutin majoritaire à deux tours et 230 sur une liste nationale ; le texte du Sénat prévoit un seuil de 4 %, sauf pour un parti qui remporte au moins trois sièges de circonscription [8] ; le rapport Jospin de 2012 proposait 58 députés à la proportionnelle sur 577 [7]. Pour ce camp, le débat porte sur une dose, pas sur un changement de régime.
- Le référendum fréquent ne fait pas voter. En Suisse, où quatre votations fédérales ont eu lieu en 2024, la participation moyenne a été de 40,9 % entre 1971 et 1990 et de 47,1 % entre 2011 et 2024 [10]. Pour ce camp, le référendum partagé, avec ses 4 717 396 soutiens requis [6], filtre les questions qui mobilisent vraiment.
Le détail des chiffres
Participation moyenne aux votations fédérales suisses, par période de vingt ans : 40,9 % de 1971 à 1990, 44,1 % de 1991 à 2010, 47,1 % de 2011 à 2024 ; en 2024, quatre votations et 48,4 % [10]. Une votation est une date de scrutin, qui peut porter plusieurs objets.
Camp A : 370 mots, 7 sources · Camp B : 369 mots, 8 sources
Trois idées reçues, au banc d’essai
« Le RIC existe déjà en France, il suffit de réunir des signatures. »
FauxCe qui existe est un référendum d’initiative partagée, et il commence par les élus : « un cinquième des membres du Parlement », puis « un dixième des électeurs inscrits » [4]. Des citoyens seuls ne peuvent rien lancer. La procédure sur Aéroports de Paris, arrivée au recueil des soutiens, a réuni 1 093 030 soutiens sur 4 717 396 requis, et n’a donc pas abouti [6]. Le RIC, lui, est une proposition : aucun texte en vigueur ne le prévoit.
« Avec la proportionnelle, le premier parti aurait la majorité. »
FauxLa proportionnelle donne des sièges à proportion des voix, et 29,26 % des voix n’est pas une majorité [1]. En 1986, les 31,6 % du PS et des radicaux de gauche ont donné 211 sièges au PS sur 577 ; le RPR et l’UDF, premiers avec 41,0 %, en ont eu 158 et 130, soit 288 en les additionnant, un de moins que la majorité absolue de 289, que nous calculons sur 577 [3]. Ce que la proportionnelle change, c’est le moment où la majorité se négocie : après le vote, entre partis, plutôt qu’entre les deux tours, entre candidats.
« La proportionnelle, c’est l’instabilité gouvernementale. »
Non mesuré iciC’est un argument qu’on entend dans les deux sens, et qu’aucune de nos sources ne mesure. Les auteurs de la proposition sénatoriale de 2026 affirment que l’Allemagne « a eu 24 gouvernements et 10 chefs de gouvernements depuis 1958 contre 47 gouvernements et 29 Premiers ministres en France » [8] : c’est leur décompte, dans un exposé des motifs, et nous ne l’avons pas vérifié. La France de 1986 a changé de mode de scrutin avant qu’on puisse mesurer quoi que ce soit [5].
Allemagne, Suisse : à quoi ressemblent les deux modèles ?
L’Allemagne est le voisin que les deux camps citent. Aux élections fédérales de 2025, sur 60 510 631 inscrits, 82,5 % ont voté. Les 630 sièges sont allés à la CDU (164), à l’AfD (152), au SPD (120), aux Verts (85), à Die Linke (64), à la CSU (44) et au SSW (1) ; le FDP, à 4,3 % des secondes voix, et le BSW, à 4,981 %, n’en ont aucun [9]. Le seuil de 5 % des secondes voix est inscrit dans la loi électorale fédérale ; la loi de 2023 avait supprimé l’exception des partis en tête dans au moins trois circonscriptions, et la Cour constitutionnelle fédérale l’a rétablie à titre transitoire le 30 juillet 2024 [9]. Chaque électeur y a deux voix, l’une pour un candidat de circonscription, l’autre pour une liste, et c’est la seconde qui fixe la proportion [9]. La proposition déposée au Sénat en février 2026 reprend ce principe des deux bulletins [8].
La Suisse est le voisin de la démocratie directe. L’Office fédéral de la statistique y suit la participation aux votations fédérales depuis 1911 : 40,9 % en moyenne de 1971 à 1990, 44,1 % de 1991 à 2010, 47,1 % de 2011 à 2024, et 48,4 % pour les quatre votations de 2024 [10]. Elle remonte, et elle reste sous la moitié des inscrits. Ces chiffres ne se comparent pas terme à terme à une participation aux législatives : on ne vote pas pour une loi comme pour un député.
Aujourd’hui, votre bulletin élit un député dans votre circonscription, et lui seul. Au premier tour, un candidat est élu s’il obtient la majorité absolue des suffrages et un nombre de voix égal au quart des inscrits ; sinon il y a un second tour, où « la majorité relative suffit » [5]. En 2024, 76 sièges se sont joués au premier tour et 501 au second [1][2].
Si la proposition déposée au Sénat en février 2026 était adoptée, vous auriez deux bulletins : l’un pour un candidat, dans l’une des 347 circonscriptions, l’autre pour une liste nationale, qui répartit 230 sièges de façon à compenser les écarts du premier, avec un seuil de 4 % des suffrages au niveau national, ou trois sièges de circonscription [8]. Le rapport Jospin de 2012 proposait une dose plus faible, 58 députés élus sur une liste nationale sans seuil [7]. Aucun de ces textes n’est en vigueur.
Concrètement, pour le référendum, vous ne pouvez rien lancer seul. Une proposition doit d’abord être signée par un cinquième des parlementaires ; ensuite, pendant neuf mois, un dixième des électeurs inscrits doivent la soutenir [4][6]. En 2019, cela représentait 4 717 396 soutiens [6].
Mode de scrutin : qu’est-ce que les chiffres tranchent, et que laissent-ils ouvert ?
Établi : les règles du scrutin actuel, majorité absolue et quart des inscrits au premier tour, majorité relative au second [5] ; les résultats de 2024, 29,26 % et 125 sièges, 27,99 % et 178, 20,04 % et 150, 76 élus au premier tour [1][2] ; ceux de 1986, 9,9 % et 33 sièges, 31,6 % et 211 [3] ; ce que dit la Constitution du référendum partagé, un cinquième des parlementaires et un dixième des électeurs [4], et ce qu’a donné la proposition sur Aéroports de Paris, 1 093 030 soutiens sur 4 717 396 [6] ; le seuil de 5 % allemand et ses deux exclus de 2025 [9] ; la participation aux votations suisses [10] ; le contenu des propositions de 2012, 2025 et 2026 [7][8].
Disputé : ce que l’écart entre voix et sièges prouve. Pour un camp, une distorsion de la représentation ; pour l’autre, le prix d’une majorité capable de gouverner [1][5]. Disputé aussi : l’effet du mode de scrutin sur la stabilité des gouvernements, que nos sources ne mesurent pas, et l’effet du référendum sur la participation, que les chiffres suisses décrivent sans l’expliquer [10]. Et une question qu’aucun chiffre ne tranche : si un vote doit d’abord représenter ou d’abord décider.
En trois points
- Le scrutin majoritaire à deux tours transforme des voix en sièges sans proportion : en 2024, 29,26 % des suffrages au premier tour ont donné 125 sièges, 27,99 % en ont donné 178. En 1986, à la proportionnelle, 9,9 % des voix ont donné 33 sièges. Ce sont les deux faits que les deux camps lisent.
- Le référendum d’initiative citoyenne n’existe pas en droit français. Ce qui existe est un référendum d’initiative partagée, lancé par un cinquième des parlementaires et soutenu par un dixième des électeurs inscrits : sur Aéroports de Paris, 1 093 030 soutiens ont été réunis sur 4 717 396 requis.
- La proportionnelle a aussi ses perdants, et le référendum ses abstentionnistes : en Allemagne, deux partis à 4,3 % et 4,981 % n’ont aucun des 630 sièges ; en Suisse, la participation aux votations fédérales est en moyenne de 47,1 % depuis 2011. Ce qu’un mode de scrutin change à la stabilité d’un gouvernement, aucune de nos sources ne le mesure.
Toutes les corrections du site sont réunies sur la page corrections.
Sources
- [1] Ministère de l’Intérieur, résultats définitifs du premier tour et du second tour des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024, fichiers France entière et par circonscription (inscrits, participation 66,71 %, voix et parts par nuance ; sièges par nuance comptés par nous dans la colonne « Elu » : 76 au premier tour, 501 au second).
- [2] Assemblée nationale, « Les résultats du deuxième tour des élections législatives », juillet 2024 (577 députés, 76 élus dès le premier tour).
- [3] Assemblée nationale, « Les législatures de la Ve République », VIIIe législature, d’après « Mode de scrutin et systèmes électoraux », Documentation française, 1995 (scrutin de 1986, seule législature du tableau élue à la proportionnelle, dates de la législature, inscrits, exprimés, voix, parts et sièges par formation, groupes constitués le 1er avril 1986).
- [4] Conseil constitutionnel, Constitution du 4 octobre 1958, texte à jour de la révision du 8 mars 2024, articles 11, 24 et 89 (un cinquième des membres du Parlement, un dixième des électeurs inscrits, loi promulguée depuis moins d’un an, 577 députés au plus).
- [5] Légifrance, Code électoral, articles L.123 à L.126, version en vigueur issue de la loi n° 86-825 du 11 juillet 1986 (scrutin uninominal majoritaire à deux tours, majorité absolue et quart des inscrits, majorité relative au second tour) et version du 11 juillet 1985 issue de la loi n° 85-690 (représentation proportionnelle à la plus forte moyenne, seuil de 5 %).
- [6] Conseil constitutionnel, décision n° 2019-1-8 RIP du 26 mars 2020 (période de recueil du 13 juin 2019 au 12 mars 2020, 4 717 396 soutiens requis, 1 093 030 recueillis).
- [7] Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique, présidée par Lionel Jospin, « Pour un renouveau démocratique », 2012 (58 députés élus à la proportionnelle sur une liste nationale, sans seuil).
- [8] Sénat, Éric Kerrouche, Mélanie Vogel et plusieurs de leurs collègues, proposition de loi n° 375 (2025-2026) et proposition de loi organique n° 374, déposées le 11 février 2026 (347 sièges au scrutin majoritaire, 230 sur une liste nationale, deux bulletins, seuil de 4 %, décompte des gouvernements allemands et français dans l’exposé des motifs) ; même architecture dans la proposition de loi organique n° 1905 déposée à l’Assemblée nationale le 13 octobre 2025.
- [9] Die Bundeswahlleiterin, Bundestagswahl 2025, résultat définitif pour l’Allemagne (60 510 631 inscrits, participation 82,5 %, secondes voix et sièges par parti, 630 sièges) et page sur la clause de seuil de 5 % (§ 4 de la loi électorale fédérale, exception des trois circonscriptions supprimée en 2023 et rétablie à titre transitoire par la Cour constitutionnelle fédérale le 30 juillet 2024, deux voix).
- [10] Office fédéral de la statistique (Suisse), « Évolution de la participation aux votations populaires fédérales », tableau T 17.3.4.1, dernière modification du 26 mars 2025 (moyennes par période de vingt ans, 2024).
- [11] CEVIPOF, Baromètre de la confiance politique, vague 17, « Décryptages », février 2026, enquête OpinionWay réalisée de mi-janvier à début février 2026 (79 % favorables à un recours plus fréquent au référendum).
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