Pouvoir d’achat : les salaires ont-ils suivi l’inflation ?
Le pouvoir d’achat a plusieurs mesures officielles, et elles ne répondent pas de la même façon. Le salaire net moyen du privé a progressé de 0,8 % en euros constants en 2024, après deux années de baisse, ce qui le ramène « à peine » à son niveau de 2019. Le pouvoir d’achat par personne, lui, a reculé de 0,7 % en 2025, à cause des dividendes plus que des salaires. Derrière ces chiffres, une question que le Sénat a tranchée par un vote en février 2025 : faut-il indexer les salaires sur les prix, comme la Belgique, ou continuer à l’interdire, comme la France l’interdit depuis 1958 et l’applique depuis 1982 ? Voici les faits, puis les deux plaidoiries.
Par La rédaction du Contradictoire
Publié le 27 août 2026 · 15 min de lecture · Chiffres vérifiés le 27 août 2026 · Toutes les sources en bas de page
- Prochaine étape connue : publication par l’INSEE des salaires horaires du troisième trimestre 2026 (13 novembre 2026)
En trois points
- Les salaires ont perdu face aux prix en 2022 et 2023, puis regagné en 2024 : +0,8 % en euros constants pour le salaire net moyen du privé, qui atteint « à peine » son niveau de 2019. En 2022 et 2023, le bas de l’échelle avait été protégé par le SMIC, le haut érodé.
- Le pouvoir d’achat par personne n’est pas le salaire réel. En 2025, il recule de 0,7 % alors que les revenus d’activité progressent : d’abord parce que les dividendes reçus par les ménages retombent après leur bond de 2024, ensuite parce que les prestations et les revenus d’activité ralentissent, que les impôts pèsent un peu plus et que les prix continuent de peser.
- Indexer les salaires sur les prix est interdit en France depuis 1958 (sauf pour le SMIC), interdiction vraiment appliquée depuis 1982. Le Sénat a rejeté en février 2025 une proposition de loi qui voulait le permettre. Un camp y voit une protection que Belges et Luxembourgeois ont depuis un siècle, l’autre le moteur de la spirale prix-salaires des années 1970.
Le mot à connaître, « euros constants » : un montant corrigé de l’inflation, pour comparer deux années comme si les prix n’avaient pas bougé. Un salaire qui augmente de 2,8 % quand les prix montent de 2,0 % progresse de 0,8 % en euros constants : c’est le pouvoir d’achat du salaire. Le « pouvoir d’achat » des comptes nationaux est une autre grandeur, qui ajoute aux salaires les prestations, les revenus du patrimoine, et retire les impôts. Les deux se lisent séparément.
Les salaires augmentent-ils avec l’inflation ?
Pas automatiquement, et c’est écrit dans la loi. L’article L. 112-2 du code monétaire et financier interdit, dans les contrats et les conventions collectives, « toute clause prévoyant des indexations fondées sur le salaire minimum de croissance, sur le niveau général des prix ou des salaires » [7]. Cette interdiction vient d’une ordonnance de décembre 1958 [8]. Une seule exception : le SMIC, revalorisé de lui-même dès que les prix ont monté de 2 % [8] (voir notre dossier sur le SMIC). Pour tous les autres salaires, la hausse dépend de la négociation, dans la branche ou dans l’entreprise, et de rien d’autre.
Concrètement, les salaires suivent quand même les prix, mais avec retard et sans garantie. Le Trésor l’a chiffré avec son modèle de prévision : une hausse des prix de 10 % entraîne « une revalorisation cumulée du salaire nominal moyen par tête de 6,4 % la première année, de 8 % la deuxième année et de 10 % à long terme » [9]. Le rattrapage existe, mais il prend des années. C’est ce qui s’est passé en 2022 et 2023, quand les prix ont augmenté de 5,2 % puis 4,9 % [2] et que le salaire net moyen a reculé de 1,3 % puis 1,0 % en euros constants [1]. Et c’est ce qui s’est inversé en 2024, quand les prix ont ralenti à 2,0 % [2] et que le salaire net moyen a regagné 0,8 % [1].
Salaire moyen, salaire médian : combien gagne-t-on, et le pouvoir d’achat a-t-il baissé ?
Retenez l’ordre des deux premiers chiffres. Le regain de 2024 ne rattrape pas les deux années précédentes : l’INSEE écrit que « ce regain en 2024 permet à peine d’atteindre le niveau de 2019 en euros constants, alors que le pouvoir d’achat des salaires avait augmenté de 0,6 % en moyenne par an entre 1996 et 2019 » [1]. Et la hausse de 2024 a été « homogène » sur toute l’échelle, de +0,9 % pour les 10 % de salaires les plus bas à +0,7 % pour les 10 % les plus hauts, alors qu’en 2022 et 2023 « le pouvoir d’achat du bas de la distribution avait été préservé par les revalorisations automatiques du Smic, quand celui des salaires plus élevés était érodé par l’inflation » [1].
Le troisième chiffre mesure autre chose, et il le dit en creux. En 2025, le pouvoir d’achat par unité de consommation recule de 0,7 % alors que les revenus d’activité contribuent pour +1,0 point à la hausse : la baisse vient des revenus du patrimoine, à − 0,9 point, « contrecoup du bond enregistré en 2024 » des dividendes versés aux ménages, des prix, à − 0,8 point, et des impôts, à − 0,6 point [3] (voir notre dossier sur l’ISF et la fiscalité du capital). Une année où le salaire tient et le pouvoir d’achat baisse : les deux phrases sont vraies en même temps. L’INSEE prévient d’ailleurs que ce chiffre bouge d’une publication à l’autre : celui de 2025 a déjà été révisé de +0,5 % à − 0,4 % pour l’ensemble des ménages entre les comptes trimestriels et les comptes annuels [3].
Le salaire de base, c’est le salaire hors primes et hors heures supplémentaires : la mesure la plus proche de ce qui est négocié. En 2023, il a couru derrière les prix (+4,3 % contre +4,9 %) ; en 2024 et 2025, il les a dépassés (+2,9 % contre +2,0 %, puis +2,0 % contre +0,9 %) [2][5]. Le graphique ne dit pas que le retard est comblé : il commence en 2023 et ne montre pas 2022, l’année de la plus forte perte, quand les prix ont augmenté de 5,2 % [2] et le salaire net moyen a reculé de 1,3 % en euros constants [1]. L’INSEE suit aussi une autre mesure, le salaire moyen par tête des branches marchandes non agricoles, déflaté par le prix de la consommation et non par l’indice des prix : elle prévoyait en mars 2026 qu’à la mi-2026 il « n’aurait toujours pas retrouvé son niveau de 2021 préalable à la flambée inflationniste de 2022-2023 », un regain d’inflation lié aux prix des hydrocarbures étant attendu au printemps [5]. 2021 est le niveau d’avant la flambée, 2019 le point que le salaire net moyen atteint « à peine », et les deux repères ne se confondent pas : le salaire net moyen et la prévision ne mesurent pas le même retard.
Faut-il indexer les salaires sur l’inflation ? Le débat, plaidoirie contre plaidoirie
Les deux camps s’appuient sur les mêmes séries de l’INSEE [1][3] et sur un même document, le rapport du Sénat de février 2025 sur la proposition de loi d’indexation, où la rapporteure plaide pour et la commission vote contre [8]. Deux plaidoiries, à égalité de place : « Ne pas indexer : c’est la spirale des années 1970, et le SMIC protège déjà le bas » · « Indexer : les retraités le sont, les Belges le sont, les salariés paient seuls l’inflation »
« Indexer : les retraités le sont, les Belges le sont, les salariés paient seuls l’inflation »
- Les salariés ont réellement perdu. Deux années de baisse du salaire net moyen en euros constants, − 1,3 % en 2022 et − 1,0 % en 2023, et un regain de 2024 qui ramène « à peine » au niveau de 2019 [1]. À la mi-2026, selon la prévision de l’INSEE, le salaire moyen réel n’aurait « toujours pas retrouvé son niveau de 2021 » [5], le niveau d’avant la flambée. Le rattrapage promis par la négociation n’est pas venu.
- Les actifs sont les seuls à ne pas être indexés. La rapporteure du Sénat le souligne : « 17 millions de retraités, et 13 millions de bénéficiaires de prestations sociales voient leur prestations revalorisées chaque année au niveau de l’inflation. En la matière, les actifs font presque figure d’exception » [8]. Le salaire minimum aussi est indexé, et depuis 1952 [8].
- La négociation seule ne tient pas ses promesses. Au 1er janvier 2024, « 45 % des branches du secteur général n’étaient pas conformes » au SMIC pour leurs minima, « dont 12 % depuis plus de six mois » [8]. Dans la fonction publique, sans négociation annuelle obligatoire, le point d’indice a été gelé à répétition depuis 2010 [8], et le salaire moyen des agents publics a reculé de 0,7 % en termes réels en 2025, « aucune mesure générale de revalorisation » n’ayant été adoptée [5].
- La Belgique et le Luxembourg le font sans spirale.L’indexation belge date de 1919, la luxembourgeoise de 1921, et pour la rapporteure ces mécanismes « ne créent pas de spirale prix-salaire » [8]. Pour la rapporteure, la crainte d’une boucle prix-salaires est une « rengaine » déjà opposée à la loi de 1952, et le débat « n’est pas tranché » ; la proposition de loi prévoyait une indexation annuelle sur l’inflation prévisionnelle et une négociation annuelle obligatoire dans les branches [8].
« Ne pas indexer : c’est la spirale des années 1970, et le SMIC protège déjà le bas »
- La France a déjà essayé, et l’inflation a duré dix ans. Le Trésor le rappelle : dans les années 1970, « lorsque les prix à la consommation augmentaient de 1 %, les salaires augmentaient automatiquement de 1 % », et « entre 1973 et 1982, l’inflation annuelle fut en moyenne de 11,2 % » [9]. Le chômage est passé de 3,6 % en 1975 à 7,1 % en 1982 [9]. La commission du Sénat a rejeté l’indexation en 2025 en jugeant son interdiction « utile pour éviter tout emballement inflationniste » [8].
- Sans clause automatique, le bas de l’échelle est protégé et le reste s’adapte. Pour le Trésor, c’est « un avantage majeur » : le choc « affecte les travailleurs de manière différenciée selon leur position dans l’échelle des salaires, ceux en bas de l’échelle étant protégés » par le SMIC, et les entreprises peuvent « moduler les revalorisations selon leur exposition au choc » [9]. Les chiffres de l’INSEE vont dans ce sens pour 2022-2023 : le bas de la distribution a été préservé quand le haut était érodé [1].
- Le rattrapage se fait sans loi. Le salaire net moyen a regagné 0,8 % en euros constants en 2024 [1], et le salaire de base a dépassé l’inflation en 2024 comme en 2025 [5]. Le Trésor lit ainsi l’étude du FMI que citent les partisans de l’indexation : « après une poussée inflationniste, les salaires nominaux “rattrapent” progressivement les prix, sans qu’il y ait besoin d’une indexation explicite » [9].
- L’indexation désancre les anticipations. Une étude de trois économistes de la Banque de France, sur un panel de 22 pays, conclut que la transmission de l’inflation passée aux anticipations « est plus importante dans les économies où l’indexation des salaires sur les prix est élevée », et qu’une moindre indexation « aide donc les banques centrales à combattre l’inflation » [10]. En 2020, environ 10 % des 56 pays étudiés pratiquaient encore l’indexation, quatre fois moins qu’en 1960 [10].
Camp A : 328 mots, 3 sources · Camp B : 345 mots, 5 sources
Trois idées reçues, au banc d’essai
« En France, les salaires sont indexés sur l’inflation. »
FauxSauf un. Le code monétaire et financier interdit « toute clause prévoyant des indexations fondées sur le salaire minimum de croissance, sur le niveau général des prix ou des salaires » [7], et le code du travail interdit en plus les clauses de convention collective indexées sur le SMIC [8]. Le SMIC lui-même est la seule exception, revalorisé automatiquement dès 2 % d’inflation [8]. Tous les autres salaires ne montent que si quelqu’un les négocie.
« L’indexation des salaires a existé en France de 1952 à 1983. »
ConfusionLa loi de 1952 indexait le salaire minimum, pas les salaires : les débats parlementaires « écartèrent une véritable indexation générale des rémunérations », et l’interdiction des clauses d’indexation date d’une ordonnance de décembre 1958 [8]. Ces clauses ont été « tolérées jusqu’en 1982 », quand le gouvernement de Pierre Mauroy s’y est opposé pendant le blocage des prix et des salaires [8]. Le 1983 souvent cité est la date où l’inflation a commencé à reculer, sous l’effet d’une politique monétaire et budgétaire restrictive et de l’interdiction des clauses d’indexation [9].
« Les salaires ont perdu face à l’inflation. »
Vrai, puis à peine rattrapéLe salaire net moyen du privé a baissé de 1,3 % en 2022 et de 1,0 % en 2023 en euros constants, puis regagné 0,8 % en 2024, ce qui le ramène « à peine » à son niveau de 2019 [1]. Sur plus long terme, il a progressé de 13,9 % en euros constants entre 1996 et 2024, soit 0,5 % par an [4]. Perdu, oui, pendant deux ans ; rattrapé en partie ensuite ; et sans retrouver la tendance d’avant.
Qui indexe encore les salaires en Europe ?
Peu de pays, et presque tous dans l’Union. Selon les auteurs d’une note de la Banque de France, « en 2020, la part des pays pratiquant l’indexation des salaires est d’environ 10 %, quatre fois moins qu’en 1960 », et « cinq des six pays de l’échantillon qui pratiquent l’indexation des salaires en 2020 sont toutefois situés dans l’Union européenne » : Belgique, Bulgarie, Chypre, Luxembourg et Malte [10]. Le mouvement inverse date de la fin des années 1970, « en cohérence avec l’effort des autorités pour affaiblir la boucle prix-salaires » après le choc pétrolier de 1973 [10].
Le modèle belge n’est pas une indexation intégrale. Il est décidé secteur par secteur, dans 164 commissions paritaires : 44,3 % des salariés du privé et les fonctionnaires relèvent d’un « indice pivot », dont le franchissement par un indice des prix « santé » lissé déclenche une hausse de 2 %, et 49,3 % d’une indexation à date fixe [8]. Au Luxembourg, la hausse est générale et se déclenche à chaque fois que les prix ont monté de 2,5 % depuis la précédente [8]. La rapporteure du Sénat y voit une indexation qui protège sans spirale [8] ; les auteurs de la note de la Banque de France rangent ces deux pays parmi les économies indexées, où, selon leurs calculs, l’inflation passée se transmet davantage aux anticipations [10]. Nos sources ne donnent pas de série de salaire réel belge que nous puissions publier : nous ne tranchons pas entre les deux lectures.
Si vous êtes salarié du privé, votre salaire n’a aucune raison légale de suivre les prix, sauf s’il est au SMIC. La dernière revalorisation automatique du SMIC date du 1er juin 2026 (+2,4 % selon l’INSEE, +2,41 % dans notre dossier SMIC), et elle a contribué à faire accélérer les salaires horaires du secteur marchand non agricole au deuxième trimestre : +2,3 % sur un an, après +2,0 % [6]. Les primes de partage de la valeur, elles, ont représenté 603 millions d’euros ce trimestre, contre 546 un an plus tôt [6] : une prime n’est pas une hausse de salaire, et l’INSEE note que leur recul en 2024 a freiné le salaire net (+2,8 %) par rapport au brut (+3,1 %) [1].
Si vous êtes agent public, votre traitement dépend du point d’indice, que le gouvernement fixe seul : aucune mesure générale en 2025, aucune inscrite dans la loi de finances pour 2026, et un salaire moyen par tête en recul de 0,7 % en termes réels en 2025 [5]. Si vous êtes retraité, votre pension est revalorisée chaque année sur l’inflation [8] (voir notre dossier sur les retraites). Et pour tout le monde, le chiffre à guetter est le salaire moyen par tête réel du deuxième trimestre 2026, que l’INSEE prévoyait en mars en recul de 0,5 % sur le trimestre sous l’effet d’un regain d’inflation lié aux hydrocarbures [5], et que sa prochaine note de conjoncture actualisera. La prochaine mesure des salaires horaires tombe le 13 novembre 2026 [6].
Indexation des salaires ou négociation : ce que les chiffres tranchent
Établi : l’interdiction légale d’indexer les salaires sur les prix, depuis 1958, et l’exception du SMIC [7][8] ; la baisse du salaire net moyen en euros constants en 2022 et 2023, puis le regain de 0,8 % en 2024, qui ramène à peine au niveau de 2019 [1] ; le rôle du SMIC dans la protection du bas de l’échelle pendant la flambée [1] ; le recul du pouvoir d’achat par unité de consommation de 0,7 % en 2025, dû aux prix, aux revenus du patrimoine et aux impôts, pas aux revenus d’activité [3] ; le recul réel du salaire des agents publics en 2025 [5] ; et le rejet de la proposition de loi d’indexation par le Sénat le 19 février 2025 [8].
Disputé : ce que ferait une indexation aujourd’hui. Pour le Trésor, elle nourrirait la boucle prix-salaires [9] ; pour les auteurs de la note de la Banque de France, elle renforcerait la transmission de l’inflation aux anticipations [10] ; pour la rapporteure du Sénat, le débat « n’est pas tranché » et l’exemple belge montre une protection sans spirale [8]. Disputé aussi : la lecture du rattrapage de 2024. Pour un camp, il prouve que la négociation suffit [9] ; pour l’autre, un retour à peine au niveau de 2019 pour le salaire net moyen [1], et un niveau de 2021 pas encore retrouvé pour le salaire par tête [5], ne sont pas un rattrapage. Sur ces deux points, les mêmes séries servent les deux plaidoiries.
En trois points
- Les salaires ont perdu face aux prix en 2022 et 2023, puis regagné en 2024 : +0,8 % en euros constants pour le salaire net moyen du privé, qui atteint « à peine » son niveau de 2019. En 2022 et 2023, le bas de l’échelle avait été protégé par le SMIC, le haut érodé.
- Le pouvoir d’achat par personne n’est pas le salaire réel. En 2025, il recule de 0,7 % alors que les revenus d’activité progressent : d’abord parce que les dividendes reçus par les ménages retombent après leur bond de 2024, ensuite parce que les prestations et les revenus d’activité ralentissent, que les impôts pèsent un peu plus et que les prix continuent de peser.
- Indexer les salaires sur les prix est interdit en France depuis 1958 (sauf pour le SMIC), interdiction vraiment appliquée depuis 1982. Le Sénat a rejeté en février 2025 une proposition de loi qui voulait le permettre. Un camp y voit une protection que Belges et Luxembourgeois ont depuis un siècle, l’autre le moteur de la spirale prix-salaires des années 1970.
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Sources
- [1] INSEE, « Les salaires dans le secteur privé en 2024 », Insee Première n° 2079, octobre 2025 (salaire net moyen 2 733 €, médiane 2 190 € ; +0,8 % en euros constants après − 1,3 et − 1,0 % ; niveau de 2019 ; 0,6 % par an 1996-2019 ; évolution par décile ; prime de partage de la valeur).
- [2] INSEE, « En 2025, nouveau ralentissement des prix à la consommation en moyenne annuelle », Informations rapides n° 8, 15 janvier 2026 (inflation en moyenne annuelle 2022 à 2025).
- [3] INSEE, « Les comptes de la Nation en 2025 », Insee Première n° 2105, mai 2026, et tableau 2.101 des comptes nationaux annuels (pouvoir d’achat du revenu disponible brut par unité de consommation, contributions, révisions).
- [4] INSEE, « L’essentiel sur… les salaires », mis à jour le 19 janvier 2026 (+13,9 % en euros constants entre 1996 et 2024, soit +0,5 % par an).
- [5] INSEE, note de conjoncture de mars 2026, fiche « Salaires » (salaire mensuel de base en moyenne annuelle 2023-2025, données Dares ; salaire moyen par tête réel ; administrations publiques ; prévisions pour la mi-2026).
- [6] INSEE, « Au deuxième trimestre 2026, les salaires horaires augmentent de 2,3 % sur un an », Informations rapides n° 193, 7 août 2026 (salaires horaires, prime de partage de la valeur, prochaine parution le 13 novembre 2026).
- [7] Légifrance, code monétaire et financier, article L. 112-2 (interdiction des clauses d’indexation sur le SMIC, le niveau général des prix ou des salaires).
- [8] Sénat, commission des affaires sociales, rapport n° 337 (2024-2025) de Silvana Silvani sur la proposition de loi n° 208 visant à indexer les salaires sur l’inflation, 12 février 2025, et dossier législatif (rejet en séance le 19 février 2025 ; chronologie 1952-1958-1982 ; motifs de la commission ; Belgique et Luxembourg ; retraités et prestations indexés ; minima de branche ; point d’indice).
- [9] Direction générale du Trésor, « Une boucle prix-salaires sur le sapin 2022 ? », billet du chef économiste, 23 décembre 2022 (années 1970, inflation 1973-1982, chômage, modèle Opale, lecture de l’étude du FMI).
- [10] Banque de France, Grosse-Steffen, Pagliari et Smagghue, « Indexation des salaires sur les prix et ancrage des anticipations d’inflation », Bloc-notes Éco, décembre 2023 (part des pays indexés en 2020, pays de l’Union concernés, effet sur les anticipations).
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