Privatisation des autoroutes : qui y a gagné ?
En 2006, l’État a vendu ses parts dans les sociétés d’autoroutes pour 14,8 milliards d’euros. En 2024, ces sociétés ont versé 4,4 milliards de dividendes, le montant le plus élevé depuis 2016. Entre les deux, vingt ans de débat sur une seule question : la privatisation des autoroutes était-elle une bonne affaire, et pour qui ? Le régulateur et l’Inspection des finances ont chacun mesuré la rentabilité des concessions, et ils n’ont pas mesuré la même chose. Voici les faits, puis les deux plaidoiries.
Par La rédaction du Contradictoire
Publié le 27 août 2026 · 14 min de lecture · Chiffres vérifiés le 27 août 2026 · Toutes les sources en bas de page
En trois points
- Ce ne sont pas les impôts qui ont construit les autoroutes, mais, pour l’essentiel, les péages : la France a choisi la concession dès 1955, d’abord avec des sociétés publiques. En 2006, l’État a vendu le reste de ses parts dans ces sociétés pour 14,8 milliards d’euros, après 4,0 milliards entre 2002 et 2005, et s’est trouvé « déchargé » de leurs 16,8 milliards de dette.
- Deux mesures officielles de la rentabilité coexistent. Le régulateur calcule un rendement de l’opération de 7,9 % qu’il juge conforme au marché ; l’Inspection des finances calcule un rendement des fonds propres de 11,77 % et 12,49 % pour deux groupes, très supérieur aux 7,67 % attendus en 2006. Les deux camps citent chacun la leur.
- Les concessions historiques s’achèvent entre 2031 et 2036, et le réseau revient alors gratuitement à l’État. Ce qui se décide d’ici là : l’état dans lequel il est rendu, et ce qu’on en fait ensuite.
Le mot à connaître, le « TRI » : le taux de rentabilité interne, c’est-à-dire le rendement annuel d’un investissement sur toute sa durée. Il en existe deux pour une concession d’autoroute. Le TRI projet mesure ce que rapporte l’opération à tous ceux qui l’ont financée, banques et actionnaires ensemble. Le TRI actionnaire ne mesure que ce que touchent les actionnaires sur l’argent qu’ils ont eux-mêmes mis. Quand la dette coûte moins cher que prévu, le second monte sans que le premier bouge. Dans la rubrique 4, chaque camp cite celui des deux qui répond à sa question.
Les autoroutes sont-elles privées ou publiques, et qui les a payées ?
Commençons par la phrase qu’on entend le plus : « l’État a payé les travaux, et le privé encaisse ». La seconde moitié se discute, la première est fausse. Une loi de 1955 a autorisé la construction des autoroutes sous forme de concessions, d’abord confiées à des sociétés d’économie mixte entièrement publiques, puis, à partir de 1970, à des sociétés privées [3]. Le principe, dès l’origine, était « leur financement par des péages » [4]. Les sociétés empruntaient pour construire et remboursaient avec ce que payaient les automobilistes. C’est l’usager qui a payé, pour l’essentiel, pas le contribuable : l’État a consenti, au départ, des avances budgétaires, ensuite supprimées et remboursées en partie, et a garanti le remboursement de leurs dettes en fin de concession jusqu’à la normalisation de 1998-2000 [3]. Les sociétés privées des années 1970, « fortement déficitaires », ont d’ailleurs été reprises par l’État à partir de 1981, à l’exception de Cofiroute [3].
Concrètement, une concession, c’est un contrat : la société construit, entretient et exploite l’autoroute à ses risques, se paie sur les péages pendant la durée du contrat, et « doit in fine restituer les infrastructures à l’État » [3]. Le bitume n’a jamais cessé d’appartenir à l’État. Ce qui a été vendu en 2006, ce sont les sociétés qui détiennent ces contrats, en deux temps : des ouvertures partielles du capital entre 2002 et 2005, pour 4,0 milliards d’euros [4], puis la cession du reste en 2006, pour 14,8 milliards, l’État se trouvant « également déchargé des 16,8 milliards d’euros de dette des SCA » [3]. En 2020, plus de 90 % du réseau concédé était géré par ces sociétés dites historiques, détenues par trois groupes : Vinci (ASF, Escota, Cofiroute), Eiffage (APRR, Area) et Abertis (Sanef, SAPN) [3]. Le régulateur en suit 21 conventions de concession, passées avec 20 sociétés [1].
Combien rapportent les autoroutes en 2024 ?
Retenez la chaîne complète, pas seulement le dernier maillon. Sur 12,8 milliards de chiffre d’affaires, il reste 4,3 milliards de résultat net, soit une marge nette de 33,6 % [1]. Les sociétés ont investi 1,3 milliard dans l’année, dont 64 % en renouvellement, et remboursé 0,8 milliard de dette [1]. Les dividendes, eux, ont absorbé 67,7 % des flux de trésorerie dégagés par l’activité [1]. Le régulateur prévient qu’un dividende annuel ne dit rien de la santé d’une entreprise, les actionnaires choisissant « parfois de retarder de plusieurs années la distribution des bénéfices » [1]. Mais il écrit aussi que, dans le modèle concessif, « la tendance à la hausse de la distribution de dividendes en fin de concession devrait se prolonger jusqu’à l’échéance des contrats » [1].
L’État n’est pas absent de la chaîne. Les sociétés ont payé 1,6 milliard d’impôt sur les sociétés en 2024, et une taxe nouvelle, créée par la loi de finances pour 2024 sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance, leur a coûté environ 0,5 milliard, soit 4,1 % de leur chiffre d’affaires [1]. Elle a suffi à annuler la hausse du chiffre d’affaires de l’année : l’excédent brut d’exploitation est resté à 9,1 milliards [1]. La dette des sociétés, elle, s’élève encore à 30,5 milliards, à un coût moyen de 3,2 % [1].
Ce graphique est celui que cite le camp qui ne voit pas de rente, et il faut le lire avec sa légende. Le régulateur estime le coût d’immobilisation du capital sur toute la vie des concessions « de l’ordre de 7 % », et juge qu’« un écart de 0,9 point de pourcentage ne peut ainsi pas être considéré comme significatif » [1]. Sa conclusion : une rentabilité « globalement conforme aux attentes du marché » [1]. Mais l’écart va de 5,0 % pour SAPN à 9,2 % pour Cofiroute, et ce TRI projet n’est pas celui que calcule l’Inspection générale des finances (voir la rubrique suivante). Les concessions récentes, signées pour la plupart quand les taux étaient bas, affichent 5,9 % à terminaison et, à ce jour, un TRI de − 8,8 % : elles sont encore dans la phase où l’on rembourse ce qu’on a construit [1].
Le débat, plaidoirie contre plaidoirie
Les deux camps s’appuient sur les mêmes comptes, ceux que publie chaque année l’Autorité de régulation des transports [1], et sur deux rapports publics de 2020 et 2021 qui ne mesurent pas la rentabilité de la même façon [2][3]. Deux plaidoiries, à égalité de place : « L’État a vendu trop tôt et trop bas, et la rente doit être partagée » · « Le contrat a été respecté, la rentabilité est celle du marché »
« L’État a vendu trop tôt et trop bas, et la rente doit être partagée »
- La vente a laissé de l’argent sur la table. Selon la commission d’enquête du Sénat, « le processus de cession séquentiel des SCA et l’absence de concurrence pour ASF » ont fait perdre à l’État « quelque 6,5 milliards d’euros de recettes potentielles », soit 7,8 milliards en valeur 2020 [3].
Le détail des chiffres
La participation de 23 % que Vinci détenait déjà dans ASF « a dissuadé les investisseurs de présenter des offres concurrentes » [3]. Et la cession n’a été précédée d’aucune révision des contrats, ce que le rapport appelle le « péché originel » [3].
- Les actionnaires gagnent bien plus que prévu.L’Inspection générale des finances calcule pour ASF-Escota et APRR-Area un TRI actionnaire de 11,77 % et 12,49 %, « très supérieur au coût des fonds propres estimé à 7,67 % lors de la privatisation de 2006 » [2].
Le détail des chiffres
L’IGF décompose l’écart en trois causes : une exploitation meilleure que prévu (TRI projet supérieur de 146 à 189 points de base à celui attendu en 2006), la baisse des taux d’intérêt, de 5 à 6 % en 2006 à moins de 2 % en 2020, et l’optimisation financière, l’offre de rachat d’APRR-Area en 2010 ayant relevé le TRI actionnaire de 153 points de base contre 45 pour le TRI projet [2].
- La durée est trop longue d’une décennie.L’analyse indépendante commandée par le rapporteur du Sénat conclut que la rentabilité attendue par les actionnaires « serait atteinte autour de 2022 », seize ans après la privatisation, pour ASF-Escota et APRR-Area, et que « la durée de ces concessions serait trop longue d’environ 10 ans » [3]. Au-delà de 2022, les dividendes « atteindraient environ 40 milliards d’euros, dont 32 milliards pour Vinci et Eiffage » [3].
- Les dividendes prennent une part croissante de la trésorerie.En 2024, 4,4 milliards de dividendes contre 1,3 milliard d’investissements, et une part des flux de trésorerie versée aux actionnaires passée de 58,3 % à 67,7 % en un an [1]. Pour ce camp, la fin de concession est le moment où les actionnaires encaissent, et l’État récupérera un réseau dont il faudra vérifier l’état : le Sénat relevait en 2020 que l’inventaire des biens à rendre « n’a pas été dressé faute d’une définition du bon état d’entretien » [3].
« Le contrat a été respecté, la rentabilité est celle du marché »
- Le régulateur ne trouve pas de rente. Le TRI projet des sept concessions historiques privées s’établit à 7,9 %, pour un coût du capital « de l’ordre de 7 % » et une précision d’au plus un point : la rentabilité est « globalement conforme aux attentes du marché » [1]. Et toutes les sociétés ne sont pas logées à la même enseigne : l’IGF elle-même note que le TRI actionnaire de Sanef-SAPN est « très proche de celui attendu en 2006 » [2].
- L’État a vendu à bon prix et transféré le risque.Les 14,8 milliards de 2006 ont été obtenus « à des prix nettement supérieurs » à ceux des ouvertures de capital de 2002-2005 [4], l’État s’est déchargé de 16,8 milliards de dette [3], et la commission d’enquête reconnaît que le processus « a été très encadré et les prix de cession ont été conformes aux règles » [3]. Depuis, « la concession transfère au concessionnaire le risque lié à la construction et à l’exploitation », dont le trafic, qui a progressé « moins rapidement que prévu » après la crise de 2008 [3].
- Le réseau revient gratuitement à l’État, payé par les péages.Les contrats prévoient « la remise gratuite du réseau au concédant » entre 2031 et 2036 [1]. D’ici là, les sociétés ont investi 1,3 milliard en 2024, dont 64 % en renouvellement, et les sociétés historiques portent 89 % de cet effort [1]. Pour ce camp, le contribuable récupère en 2036 un réseau dont la construction a été payée par les péages.
- Racheter coûterait entre 45 et 50 milliards, selon Bercy.Un rachat anticipé, prévu par les contrats pour motif d’intérêt général, « aurait un coût évalué par le ministère de l’économie et des finances entre 45 et 50 milliards d’euros » [3], à ajouter à la dette publique (voir notre dossier sur la dette publique). La commission du Sénat en conclut elle-même qu’« il est donc raisonnable d’aller au terme des concessions » [3]. Et l’État a déjà commencé à reprendre sa part par l’impôt : la taxe créée en 2024 a coûté aux sociétés environ 0,5 milliard cette année-là [1].
Camp A : 395 mots, 3 sources · Camp B : 363 mots, 4 sources
Trois idées reçues, au banc d’essai
« L’État a payé les autoroutes avec nos impôts, et le privé encaisse. »
FauxSur la première moitié. La France a choisi dès 1955 la concession et « leur financement par des péages » [4] : les sociétés, publiques ou privées, ont emprunté pour construire et remboursé avec les péages [3]. C’est l’automobiliste qui a payé. Ce qui se discute, c’est la seconde moitié : à qui profitent les péages depuis 2006, et dans quelle proportion.
« Les autoroutes reviendront gratuitement à l’État à la fin des concessions. »
VraiLe régulateur parle de « l’obligation de la remise gratuite du réseau au concédant par les concessionnaires », à l’échéance des contrats historiques, « entre 2031 et 2036 » [1]. Ce qui n’est pas réglé, c’est l’état du réseau rendu : la commission du Sénat demandait dès 2020 un inventaire des biens de retour et une définition du « bon état cible » [3]. Gratuit, oui ; en quel état, c’est l’objet des prochaines années.
« Les sociétés d’autoroutes gagnent beaucoup trop d’argent. »
DisputéTout dépend du rendement qu’on mesure. Celui de l’opération, banques et actionnaires confondus, est de 7,9 % en moyenne, et le régulateur le juge « globalement conforme aux attentes du marché » [1]. Celui des seuls actionnaires atteint 11,77 % et 12,49 % pour deux des trois groupes, « très supérieur » aux 7,67 % attendus en 2006, pour trois raisons selon l’IGF, dont la baisse du coût de leur dette [2]. Pour le troisième groupe, Sanef-SAPN, le rendement est « très proche » de celui attendu [2]. Les deux chiffres sont exacts, et ils ne répondent pas à la même question.
Autoroutes gratuites chez les voisins ? Ce que nos sources permettent de dire
Nos sources ne comparent pas les modèles nationaux, et ne disent pas non plus où l’autoroute est gratuite : nous ne le ferons donc pas à leur place. Deux faits qu’elles établissent, en revanche. La commission du Sénat recommande « une analyse approfondie des avantages et des inconvénients » de la régie publique, de la concession et du partenariat, « au vu des exemples étrangers (notamment espagnol) » [3] : en 2020, la commission jugeait cette comparaison encore à faire. Et les péages ne s’arrêtent pas aux frontières : en 2024, « la forte hausse du prix des péages pour les poids lourds en Allemagne » a provoqué « un important report » de camions sur le réseau de la société Arcos [1].
La comparaison la plus instructive est intérieure. Les concessions récentes ont un rendement estimé de 5,9 %, contre 7,9 % pour les historiques, parce qu’elles « ont été signées dans un contexte de taux historiquement bas dont il a évidemment été tenu » compte [1]. Les deux concessions publiques affichent 2,0 %, un chiffre exact mais qui, lu seul, donne selon le régulateur « une vision tronquée de leur rentabilité globale », parce que ces sociétés exploitent aussi deux tunnels [1]. Et la dernière concession signée, l’A412 entre Machilly et Thonon-les-Bains, l’a été en octobre 2024 pour 55 ans [1]. L’État en signe donc encore.
Sur le réseau concédé, une voiture paie en moyenne 9,27 centimes hors taxes par kilomètre en 2024, en hausse de 3,23 % sur un an [1]. Ce tarif moyen est pondéré par les trafics : il ne donne pas le prix d’un trajet précis, qui varie fortement d’une société à l’autre. Les tarifs des sociétés historiques sont « uniquement indexés sur l’indice des prix à la consommation hors tabac », ceux des sociétés récentes sur des indices de travaux publics, plus volatils [1]. Sur le réseau historique, la hausse contractuelle de base est de « 0,80 % de l’inflation hors tabac » selon le Sénat, à quoi s’ajoutent les hausses négociées en échange de travaux [3].
Si vous roulez peu sur autoroute, le sujet vous concerne quand même, par le budget de l’État. La vente de 2006 devait « réduire la dette de l’État et renforcer » l’agence qui finance les infrastructures de transport, et l’ouverture du capital d’ASF en 2002 a servi à alimenter le Fonds de réserve des retraites [3] (voir notre dossier sur les retraites). Ce qui se décide d’ici 2031, c’est ce que deviendront les péages après la remise du réseau : nouvelle concession, régie publique, baisse ou suppression, la commission du Sénat n’a tranché qu’un point, « ne plus prolonger la durée des concessions » [3].
Nationalisation des autoroutes ou fin des concessions : ce que les rapports tranchent
Établi : le financement par les péages depuis 1955 [4], l’argent public y ayant contribué par des avances de départ, des recapitalisations et une garantie de l’État sur leurs dettes en fin de concession, cette garantie supprimée en 1998-2000 [3] ; la vente en deux temps, 4,0 milliards entre 2002 et 2005 [4] puis 14,8 milliards en 2006, avec les 16,8 milliards de dette des sociétés dont l’État s’est trouvé « déchargé » [3] ; l’existence d’une évaluation par Bercy du coût d’un rachat anticipé, c’est-à-dire d’une nationalisation avant terme, entre 45 et 50 milliards, évaluation qui conduit la commission du Sénat à juger « raisonnable d’aller au terme des concessions » [3] ; les comptes de 2024, 12,8 milliards de chiffre d’affaires, 4,3 milliards de résultat net, 4,4 milliards de dividendes [1] ; la remise gratuite du réseau entre 2031 et 2036 [1] ; et le fait que Sanef-SAPN affiche une rentabilité proche de celle attendue quand ASF-Escota et APRR-Area la dépassent nettement [2].
Disputé : le prix de la vente. Pour la commission du Sénat, 6,5 milliards ont été perdus par une cession en plusieurs fois et faute de concurrence sur ASF [3] ; pour ses défenseurs, le prix était conforme aux règles et supérieur à ceux de 2002-2005 [3][4]. Disputé aussi : la bonne mesure de la rentabilité, TRI projet à 7,9 % conforme au marché pour le régulateur [1], TRI actionnaire à 11,77 % et 12,49 % très supérieur au prévu pour l’IGF [2]. Chaque camp lit le chiffre qui répond à sa question. Et disputé enfin, le sort du réseau après 2036, sur lequel les rapports décrivent des options sans en choisir une.
En trois points
- Ce ne sont pas les impôts qui ont construit les autoroutes, mais, pour l’essentiel, les péages : la France a choisi la concession dès 1955, d’abord avec des sociétés publiques. En 2006, l’État a vendu le reste de ses parts dans ces sociétés pour 14,8 milliards d’euros, après 4,0 milliards entre 2002 et 2005, et s’est trouvé « déchargé » de leurs 16,8 milliards de dette.
- Deux mesures officielles de la rentabilité coexistent. Le régulateur calcule un rendement de l’opération de 7,9 % qu’il juge conforme au marché ; l’Inspection des finances calcule un rendement des fonds propres de 11,77 % et 12,49 % pour deux groupes, très supérieur aux 7,67 % attendus en 2006. Les deux camps citent chacun la leur.
- Les concessions historiques s’achèvent entre 2031 et 2036, et le réseau revient alors gratuitement à l’État. Ce qui se décide d’ici là : l’état dans lequel il est rendu, et ce qu’on en fait ensuite.
Toutes les corrections du site sont réunies sur la page corrections.
Sources
- [1] Autorité de régulation des transports, « Synthèse des comptes des sociétés concessionnaires d’autoroutes, exercice 2024 », décembre 2025 (chiffre d’affaires, résultat, dividendes, investissements, dette, taxe de 2024 ; tarif moyen au kilomètre ; TRI projet par société, coût du capital et précision ; remise gratuite du réseau et échéances ; A412).
- [2] Inspection générale des finances, « Le modèle économique des sociétés concessionnaires d’autoroutes », rapport de mission, février 2021 (TRI actionnaire de 11,77 % et 12,49 %, coût des fonds propres de 7,67 %, décomposition de l’écart, cas de Sanef-SAPN).
- [3] Sénat, commission d’enquête sur le contrôle, la régulation et l’évolution des concessions autoroutières, « Concessions autoroutières : des profits futurs à partager équitablement avec l’État et les usagers », rapport n° 709 (2019-2020) de Vincent Delahaye, 16 septembre 2020, note de synthèse (loi de 1955, cession 2002-2006, 14,8 et 16,8 Md€, manque à gagner de 6,5 Md€, échéances par société, analyse indépendante de la rentabilité actionnaires, coût d’un rachat, propositions) ; rapport complet, première partie (avances budgétaires remboursées en partie, garantie de l’État supprimée en 1998-2000, inventaire des biens de retour).
- [4] FIPECO, « Fallait-il concéder et privatiser les autoroutes ? », fiche consultée le 27 août 2026 (financement par péages dès 1955, 4,0 Md€ de 2002 à 2005, 14,8 Md€ en 2006).
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