Déserts médicaux : qui décide où s’installent les médecins ?
Personne ne décide où s’installe un médecin. Beaucoup se joue pourtant avant l’installation : 80 % des généralistes libéraux s’installent dans la région où ils ont fait leur internat [11]. Et pendant que l’État classe plus de 30 000 communes en zone sous-dotée pour y verser des aides, les seules zones prioritaires couvrant 30 % de la population, 24,7 % de la population vivait en 2023 dans un territoire de vie-santé sous le seuil officiel de sous-densité [2][5]. Voici les faits, puis les deux plaidoiries.
Publié le 6 août 2026 · Chiffres vérifiés le 6 août 2026 · Toutes les sources en bas de page
C’est quoi, au juste, un « désert médical » ?
L’expression n’a pas de définition légale. L’indicateur officiel, lui, existe depuis 2012 : l’accessibilité potentielle localisée, ou APL, construite par la DREES et l’IRDES. Elle mesure, commune par commune, un nombre de consultations disponibles par an et par habitant, en tenant compte de trois choses que la simple densité ignore : l’activité réelle des médecins, la distance aux communes voisines, et l’âge de la population, parce qu’un territoire âgé a besoin de plus de soins [1]. Une précision qui commande tout le reste : l’APL qui fonde le zonage, et la série citée plus bas, ne comptent que les généralistes de moins de 65 ans [2]. Et si l’APL se calcule commune par commune, l’une et l’autre se lisent à la maille du territoire de vie-santé, quand l’Ordre des médecins raisonne plus loin en bassins de vie. Trois découpages, trois chiffres, et c’est ainsi que le débat s’embrouille.
Un territoire est dit sous-doté sous 2,5 consultations par an et par habitant ; moyennement doté entre 2,5 et 4 ; bien doté au-dessus de 4 [4]. La moyenne française aux médecins généralistes était de 3,3 en 2024, en baisse de 1,1 % sur un an [1].
La question du titre appelle une réponse en deux temps. Personne ne décide où s’installe un médecin : la liberté d’installation est un principe de l’exercice libéral. Ce que l’État régule pour quatre professions paramédicales, ce n’est d’ailleurs pas l’installation mais le conventionnement : introduit chez les infirmiers dès 2008, il a été étendu aux sages-femmes, aux masseurs-kinésithérapeutes et aux chirurgiens-dentistes ; le Conseil d’État date le dispositif des kinésithérapeutes du 1er juillet 2018 [7][8]. Ces professionnels restent libres de s’installer où ils veulent ; dans une zone déjà sur-dotée, ils ne peuvent y être conventionnés que si un professionnel de la même profession cesse son activité. Être conventionné, c’est voir ses actes remboursés par l’Assurance maladie : sans convention, le patient paie le plein tarif. Et le Conseil d’État a jugé en 2024 que « le principe même d’une régulation du conventionnement selon un zonage territorial est autorisé par la loi » [8]. La loi l’a donc permis pour eux ; elle ne l’a pas prévu pour les médecins.
Où en est l’accès aux soins en France ?
Combien y a-t-il de médecins en France ? Quatre réponses, toutes exactes
C’est la première chose à savoir avant de lire un chiffre sur ce sujet. Au 1er janvier 2026, selon quel périmètre on retient, l’effectif varie d’un facteur 4,2 [3].
Ordre des médecins, Atlas de la démographie médicale, situation au 1er janvier 2026 [3]. L’« activité régulière » exclut les remplacements et les contrats courts ; l’« activité » les inclut, ainsi que les retraités en cumul emploi-retraite. Aucun de ces effectifs n’est converti en équivalent temps plein, l’Ordre précisant que cette conversion est « particulièrement difficile ».
L’Ordre écrit lui-même pourquoi ce graphique compte : « environ 27 % des médecins inscrits au tableau sont retraités et sans activité. En conséquence l’offre médicale en France ne saurait être confondue avec le nombre de médecins inscrits [...]. Cette confusion majorerait fortement l’offre médicale réellement disponible » [3].
Le même écart explique deux récits opposés et également sourçables. Entre 2010 et 2026, les médecins en activité ont augmenté de 14,0 %. Ceux en activité régulière, de 2,6 % seulement, après avoir baissé pendant treize ans. La part de l’activité régulière dans l’ensemble est passée de 76,5 % à 59,7 % [3].
Le débat, plaidoirie contre plaidoirie
« Les aides ont échoué, et la loi permet déjà de réguler »
- La loi le permet déjà, et on le fait pour d’autres. Le conventionnement des infirmiers, sages-femmes, kinésithérapeutes et chirurgiens-dentistes est régulé selon un zonage : chez les infirmiers depuis 2008, puis progressivement étendu aux trois autres professions. Le Conseil d’État l’a validé en 2024 : « le principe même d’une régulation du conventionnement selon un zonage territorial est autorisé par la loi » [8].
- Les aides ne font pas venir les médecins. La Cour des comptes conclut à des « effets d’aubaine » et à une efficacité « limitée », parce qu’elles « ne portent pas sur les principaux facteurs » du choix d’installation : 121 millions d’euros au titre du zonage sanitaire en 2023, dont 88 pour les seuls médecins en exercice [5].
- L’étranger va plutôt dans ce sens. La revue de littérature de la DREES conclut que la régulation a « plutôt » un impact positif sur l’équité de la distribution entre grandes régions [9].
- L’écart se creuse. En 2024, les 10 % les moins bien dotés ont accès à 1,3 consultation par an et par habitant, les 10 % les mieux dotés à 5,7. Le rapport entre les deux a augmenté de 5,3 % en un an [1].
« Réguler déplacerait le problème, c’est l’exercice qu’il faut rendre attractif »
- Ce qui marche est mesuré, et ce n’est pas la contrainte. L’implantation d’une maison de santé pluriprofessionnelle a un effet causal établi en différence de différences : environ +3,4 généralistes de moins de 45 ans pour 100 000 habitants, selon une étude de l’IRDES rapportée par la Cour des comptes [5].
- La régulation ne remplit pas les zones vides. La DREES l’écrit dans la même revue que cite le camp adverse : « Tous les pays sont confrontés à la difficulté de couvrir les besoins dans les zones les moins attractives, y compris ceux où l’installation des médecins est encadrée » [9].
- Ce qui décide n’est pas l’argent. Dans l’enquête de l’Ordre de 2019, auprès de plus de 15 000 médecins, 69 % des installés déclarent que le soutien financier a été sans influence sur leur choix. La Cour conclut que « la qualité de l’environnement professionnel pèse davantage » : d’où l’idée d’agir sur l’exercice plutôt que sur l’installation [5].
- Le creux est derrière nous. Les généralistes en activité régulière ont augmenté de 1,0 % entre 2025 et 2026 [3], et la DREES projette une hausse des effectifs après 2030, de l’ordre de 1,5 % par an jusqu’en 2050 [10]. Ces projections datent de 2021, et leur mise à jour n’a pas été publiée.
Trois affirmations, au banc d’essai
Vrai sur un périmètre, faux sur l’autre, et les deux sont publiés par la même source le même jour. Depuis 2010, les médecins en activité ont augmenté de 14,0 %. Ceux en activité régulière, de 2,6 %, après treize années de baisse. L’écart vient des retraités en cumul emploi-retraite, en hausse de 135,0 %, et de l’activité intermittente, en hausse de 66,7 % [3].
C’est un périmètre d’éligibilité aux aides, pas une mesure de la pénurie. Un arrêté de 2021 autorise les zones d’intervention prioritaire à couvrir jusqu’à 30,2 % de la population et les zones d’action complémentaire jusqu’à 42 % ; plus de 30 000 communes étaient classées à ce titre au 1er janvier 2023. La Cour des comptes le relève elle-même : ces plafonds « aboutissent à ce que près des trois quarts de la population française résident dans une zone qualifiée de sous-dotée en médecins » [5]. La mesure statistique de la sous-densité est de 24,7 % de la population, à la maille du territoire de vie-santé, en 2023 [2].
Le nombre circule, la source est fausse. L’Assurance maladie ne publie pas d’effectif national : elle raisonne en taux, et dit que 11,3 % des patients de 16 ans et plusn’avaient pas de médecin traitant à fin 2023 [6]. Les six millions viennent d’un dossier de presse du Gouvernement d’avril 2025, sur un périmètre différent : les personnes de 17 ans et plus, en 2024 [12]. Les deux chiffres sont exacts ; ils ne comptent pas la même population, et l’un n’est pas de l’Assurance maladie.
Quels pays régulent l’installation ou le conventionnement des médecins ?
L’Allemagne limite le conventionnement par zone depuis le début des années 1990 : l’installation reste possible tant que le nombre de médecins de la spécialité ne dépasse pas 110 % d’un ratio de référence. La restriction ne porte que sur le conventionnement : un médecin peut s’installer sans être conventionné, et 4 % des médecins de ville exerçaient ainsi hors convention en 2012. La DREES note qu’il y a « peu de publications » permettant d’en apprécier l’impact global [9].
Le Québec conditionnait l’installation à un avis de conformité régional. Le taux d’atteinte des cibles en médecine de famille dans les régions éloignées est passé de 57 % en 2006 à 100 % en 2010. Mais la DREES ajoute aussitôt ce qui interdit d’attribuer ce résultat à la seule régulation : les admissions en médecine avaient presque doublé, de 406 à 789, entre 1998-1999 et 2005-2006, juste avant la période mesurée [9]. Le droit québécois a depuis été entièrement refondu, à partir de 2023 : ce qui précède décrit le dispositif tel qu’il existait alors, pas celui en vigueur aujourd’hui.
Le Royaume-Uni a abandonné sa régulation centralisée en 2002. Les inégalités territoriales, stables ou en légère hausse pendant la période de planification, « se sont accrues fortement après la fin de cette régulation centrale, entre 2002 et 2006 » [9].
La DREES conclut sa revue en trois temps qu’il faut lire ensemble : la régulation a « plutôt » un impact positif sur l’équité entre grandes régions ; sur les pénuries localisées, « la réponse est moins affirmative » ; et les dispositifs récents allemand et québécois ont fait l’objet de trop peu de publications pour être évalués finement [9].
Si votre médecin traitant cesse son activité, ceux qui en retrouvent un y mettent 203 jours en moyenne [6]. Et tout le monde n’en retrouve pas : dans la cohorte suivie par l’Assurance maladie, 66,2 % des patients avaient retrouvé un médecin, contre 62,2 % en zone d’intervention prioritaire et 58,9 % pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. Être en zone sous-dotée et être modeste se cumulent [6].
Ce n’est pas qu’une question de confort. Parmi les patients en affection de longue durée sans médecin traitant, 25 % n’ont consulté aucun généraliste dans l’année, contre 5 % de ceux qui en ont un [6].
Et si vous attendez un effet de la fin du numerus clausus, ce plafond qui limitait chaque année le nombre d’étudiants admis en médecine : l’ordre de grandeur est la décennie. Sa suppression est celle de la loi du 24 juillet 2019, applicable à compter de la rentrée universitaire 2020 [13], et le Sénat écrit que ses premiers effets « ne sont pas attendus avant les années 2030 » [7]. La Cour des comptes ajoute l’avertissement qui va avec : le lien entre l’entrée en études et l’installation à la sortie « n’est pas automatique », du fait des « multiples déterminants de l’installation » [14]. Le débat porte donc sur ce qu’on fait en attendant. Deux chiffres de ce dossier ont leur prolongement ailleurs sur ce site : la hausse de 135,0 % du nombre de médecins en cumul emploi-retraite entre 2010 et 2026 [3], qui est l’une des composantes de l’emploi des seniors (voir notre dossier sur les retraites), et les dépenses des collectivités territoriales pour attirer des médecins, dont la Cour écrit qu’elles « ne peuvent pas être évaluées aujourd’hui » et « pourraient même se révéler supérieures à celles versées par l’État » [5] (voir notre dossier sur la dette publique).
Ce que les évaluations tranchent, et ce qu’elles laissent ouvert
Établi. L’accès se dégrade : la part de la population résidant dans un territoire de vie-santé sous le seuil, mesurée sur les généralistes de moins de 65 ans, est passée de 6,6 % en 2015 à 24,7 % en 2023, une série interrompue par un changement de méthode en 2022 [2]. Plus de médecins ne signifie pas plus d’accès : sur 857 bassins de vie ayant gagné des généralistes, libéraux ou salariés en centre de santé, entre 2016 et 2023, 526 ont vu leur accessibilité reculer [3]. L’efficacité des aides se révèle « limitée » selon la Cour des comptes, mais il faut distinguer trois effets qu’on confond souvent : sur l’installation, leur impact est faible lorsqu’elles sont isolées ; sur l’activité des bénéficiaires du contrat d’aide à l’installation, il est positif et mesuré, soit 432 patients et 909 consultations de plus par médecin bénéficiaire en 2023 ; sur l’accès agrégé, il n’est pas démontré, la Cour ne relevant d’effet significatif sur la densité médicale des territoires sous-dotés que « lorsqu’elles interviennent dans un contexte d’exercice collectif, notamment via les maisons de santé pluriprofessionnelles » [5]. Et la loi autorise déjà à réguler le conventionnement par zonage [8].
Disputé. L’effet d’une régulation appliquée aux médecins français. Les comparaisons internationales existent mais portent sur des dispositifs anciens, dans des systèmes différents, et la DREES juge les publications trop rares pour trancher [9]. Le bilan du conventionnement sélectif paramédical français est lui-même contesté. La commission sénatoriale, hostile à l’article 1er, écrit que plus de dix ans après, infirmiers et kinésithérapeutes « figurent toujours parmi les professionnels dont la répartition est la plus inégalitaire » et que la mesure a provoqué « un appel d’air vers des zones déjà bien dotées mais non régulées ». Mais son affirmation selon laquelle elle « a permis de freiner la dynamique des installations en zones sur-denses » n’est pas sourcée dans son propre rapport [7].
Ce que personne ne mesure. Le coût réel de la politique d’aides. Les 205 millions d’euros excluent les collectivités territoriales, dont la Cour écrit que les dépenses « ne peuvent pas être évaluées aujourd’hui » mais « pourraient même se révéler supérieures à celles versées par l’État » [5].
Où en est la loi. La proposition de loi dite Garot, qui subordonnait toute installation à une autorisation de l’agence régionale de santé, a été adoptée par l’Assemblée nationale le 7 mai 2025. Le Sénat l’a réécrite. Sa commission a remplacé cet article par une condition posée aux seules installations en zone sur-dense : un engagement d’exercice à temps partiel en zone sous-dense, adopté en séance le 11 juin 2026. À ce jour, aucun vote n’est intervenu sur l’ensemble du texte, et le document publié par le Sénat porte la mention « document provisoire » [7].
En trois points
- Avant de citer un chiffre sur les médecins, vérifiez lequel. Au 1er janvier 2026, 343 562 sont inscrits à l’Ordre, 245 847 sont en activité, 205 214 en activité régulière, et 82 768 sont des généralistes en activité régulière [3]. Un facteur 4,2, et l’Ordre prévient lui-même contre la confusion.
- « Il n’y a jamais eu autant de médecins » et « l’accès se dégrade » sont vrais tous les deux, et ne se contredisent pas. Entre 2016 et 2023, 526 bassins de vie sur 857 ont gagné des généralistes, libéraux ou salariés en centre de santé, et perdu de l’accessibilité [3], parce que celle-ci tient aussi à l’activité réelle et au vieillissement.
- Le désaccord ne porte pas sur le diagnostic mais sur le levier. Un camp veut réguler l’installation, l’autre agir sur les conditions d’exercice. Les deux s’appuient sur la même revue de la DREES, qui dit que la régulation va « plutôt » dans le sens d’une meilleure équité entre grandes régions, et qu’elle n’évite pas les pénuries localisées [9].
Sources
- [1] DREES, Accessibilité aux soins de premier recours en 2024, jeu de données du 22 juillet 2026 (APL moyen 3,3 ; rapport interdécile 4,3 ; définition de l’indicateur).
- [2] Rapport d’évaluation des politiques de sécurité sociale, branche maladie, annexe au projet de loi d’approbation des comptes, édition 2026, fiche 2.7.1 (part de la population sous le seuil, 6,6 % en 2015 à 24,7 % en 2023 ; rupture de série en 2022).
- [3] Conseil national de l’Ordre des médecins, Atlas de la démographie médicale, situation au 1er janvier 2026, tome 1 (les quatre périmètres ; 857 et 526 bassins de vie, p. 148 ; évolutions 2010-2026).
- [4] B. Legendre, DREES, En 2018, les territoires sous-dotés en médecins généralistes concernent près de 6 % de la population, Études et Résultats n° 1144, février 2020 (seuils 2,5 et 4).
- [5] Cour des comptes, Les aides à l’installation des médecins libéraux, communication à la commission des affaires sociales du Sénat, novembre 2025 (205 M€ en 2023 ; efficacité limitée ; plafonds de zonage ; enquête de l’Ordre auprès de 15 000 médecins).
- [6] Assurance maladie, Rapport Charges et produits, propositions pour 2026, juillet 2025 (11,3 % des patients de 16 ans et plus, p. 47 ; 203 jours ; 62,2 % et 58,9 % ; patients en ALD).
- [7] Sénat, dossier législatif de la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux et note de la commission des affaires sociales, mai 2026 (chronologie parlementaire ; bilan du conventionnement sélectif).
- [8] Conseil d’État, décision n° 488665 du 17 juillet 2024 (rejet des requêtes ; « le principe même d’une régulation du conventionnement selon un zonage territorial est autorisé par la loi », point 24).
- [9] D. Polton, H. Chaput, M. Portela, DREES, Remédier aux pénuries de médecins dans certaines zones géographiques : les leçons de la littérature internationale, Les Dossiers de la DREES n° 89, décembre 2021 (Allemagne, Québec, Royaume-Uni ; les trois conclusions).
- [10] Anguis, Bergeat, Pisarik, Vergier, Chaput, DREES, Quelle démographie récente et à venir pour les professions médicales et pharmaceutiques ?, Les Dossiers de la DREES n° 76, mars 2021 (projections 2021-2050 ; densité standardisée). Une mise à jour de ces projections a été réalisée en 2023 ; elle n’a pas été publiée.
- [11] J. Silhol, INSEE, Les médecins généralistes libéraux s’installent souvent à proximité de leurs lieux de naissance ou d’internat, Insee Première n° 2024, novembre 2024 (80 % s’installent dans la région de leur internat).
- [12] Gouvernement, Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dossier de presse du 25 avril 2025 (six millions de Français sans médecin traitant, périmètre 17 ans et plus, source SNIIRAM-FNPS).
- [13] Loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, article 1er (suppression du numerus clausus ; VII : « Les I, II et III sont applicables à compter de la rentrée universitaire 2020. »).
- [14] Cour des comptes, L’accès aux études de santé : quatre ans après la réforme, une simplification indispensable, communication à la commission des affaires sociales du Sénat, décembre 2024, p. 69 (le lien entre l’entrée en études et l’installation n’est pas automatique).
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